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.) et se trahit => rapport entre la poésie et l'inconscient. Vision des Surréalistes : forces du rêve et de l'insconscient qui se libèrent par le poème. ∆) La poésie moderne surprend ainsi par sa forme et son fond. Toutefois, même si la poésie moderne se veut différente, elle garde les mêmes « principes » que la poésie traditionnelle. II- La poésie...
le poème de Baudelaire « L'albatros » : comme le « vaste oiseau des mers », le poète est moqué, on cherche à lui faire mal... • Le poète ne semble pas apte à communiquer avec le monde. Différent de l'homme ordinaire, plus sensible, souvent supérieur au vulgaire, il est en décalage par rapport à ses contemporains. « Moi, je vis la vie à côté, Pleurant alors...
) qui du point de vue du langage référentiel ne "veut" rien dire. II. "Briser les règles de la grammaire" : une langue bouleversée - Dans Sémiotique de la poésie, Riffaterre signale que le texte poétique est plus libre dans ses associations verbales : l'ordre des mots est bouleversé, la structure des phrases est plus libre, ainsi que la...
Langue poétique => Ce travail des mots... permet à Apollinaire d'oublier le prosaïsme de sa situation de soldat dans une caserne. • Écrire a ainsi la valeur d'un témoignage sur une situation historique essentielle pour l'avenir de la France. => La poésie : condensé d'écriture qui rassemble une grande quantité d'émotions (VS prose ou théâtre qui sont souvent de...
- « Zone » > poème liminaire => sorte de manifeste du recueil − aucune ponctuation...> symbolise le train de vie précipité et inarrêtable du monde moderne. • Les Calligrammes => montrez en quoi il a développé cette écriture et en quoi elle est très intéressante. Le calligramme (contraction de « calligraphie » et d'« idéogramme ») > poème dont la...
Il pleut des voix de femmes comme si elles étaient mortes même dans le souvenir C'est vous aussi qu'il pleut merveilleuses rencontres de ma vie ô gouttelettes Et ces nuages cabrés se prennent à hennir tout un univers de villes auriculaires Écoute s'il pleut tandis que le regret et le dédain pleurent une ancienne musique Ecoute tomber les liens qui te retiennent en haut et en
Crépuscule Frôlée par les ombres des morts Sur l'herbe où le jour s'exténue L'arlequine s'est mise nue Et dans l'étang mire son corps Un charlatan crépusculaire Vante les tours que l'on va faire Le ciel sans teinte est constellé D'astres pâles comme du lait Sur les tréteaux l'arlequin blême Salue d'abord les spectateurs Des sorciers venus de Bohême Quelques fées et les enchanteurs Ayant décroché une étoile Il la manie à bras tendu Tandis que des pieds un pendu Sonne en
Me voici devant tous un homme plein de sens Connaissant la vie et de la mort ce qu'un vivant peut connaître Ayant éprouvé les douleurs et les joies de l'amour Ayant su quelquefois imposer ses idées Connaissant plusieurs langages Ayant pas mal voyagé Ayant vu la guerre dans l'Artillerie et l'Infanterie Blessé à la tête trépané sous le chloroforme Ayant perdu ses meilleurs amis dans l'effroyable lutte Je sais d'ancien et de nouveau autant
Guillaume APOLLINAIRE, « Si je mourais là-bas...», Poèmes à Lou (1915). Si je mourais là-bas sur le front de l'armée Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée Et puis mon souvenir s'éteindrait comme meurt Un obus éclatant sur le front de l'armée Un bel obus semblable aux mimosas en fleur Et puis ce souvenir éclaté dans l'espace Couvrirait de mon sang le monde tout entier La mer les monts les vals
En 1913, Apollinaire a 33 ans. Il publie son premier recueil, Alcools, qui évoque les Paradis Artificiels de Baudelaire. IL fréquente alors beaucoup les peintres modernes et se passionne pour l'évolution de l'art. Zone (zona, ceinture en grec), représente la boucle entre le matin (début du poème) et le matin du lendemain (fin du poème), ou zone frontière entre le monde ancien et le monde
O mon coeur j'ai connu la triste et belle joie D'être trahi d'amour et de l'aimer encore O mon coeur mon orgueil je sais je suis le roi Le roi que n'aime point la belle aux cheveux d'or Rien n'a dit ma douleur à la belle qui dort Pour moi je me sens fort mais j'ai pitié de toi 0 mon coeur étonné triste jusqu'à la mort J'ai
Dans la forêt avec sa bande Schinderhannes s'est désarmé Le brigand près de sa brigande Hennit d'amour au joli mai Benzel accroupi lit la Bible Sans voir que son chapeau pointu A plume d'aigle sert de cible A Jacob Born le mal foutu Juliette Blaesius qui rote Fait semblant d'avoir le hoquet Hannes pousse une fausse note Quand Schulz vient portant un baquet Et s'écrie en versant des larmes Baquet plein de vin parfumé Viennent aujourd'hui les gendarmes Nous aurons
Apollinaire (1880-1918), extrait de « L'émigrant de Landor Road », (1905), Alcools, (1913). [...] Puis dans un port d'automne aux feuilles indécises Quand les mains de la foule y feuillolaient1 aussi Sur le pont du vaisseau il posa sa valise Et s'assit Les vents de l'Océan en soufflant leurs menaces Laissaient dans ses cheveux
Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou (1959), « Faction », dans une lettre datée de Nîmes, le 25 mars 1915. [Engagé volontaire pendant la première guerre mondiale, Apollinaire est affecté à Nîmes et entretient une correspondance avec Louise de Coligny qu'il a rencontrée en 1914. Une partie de ces lettres seront publiées en 1947 sous le titre Ombres de mon amour, puis en 1959 sous
Apollinaire, « Poème à Lou » Lundi huit février ma biche Ma biche part Suis inquiet elle s'en fiche Buvons du marc Vrai qu'au service de l'Autriche (Patate et Lard Le militaire est très peu richeJe m'en fou car Il peut bien vivre d'Espérance Même il en meurt Au doux service de la France Un Artilleur Mon âme à ta suite s'élance Adieu mon coeur
POÈME A YVONNE Vous dont je ne sais pas le nom ô ma voisine Mince comme une abeille ô fée apparaissant Parfois à la fenêtre et quelquefois glissant Serpentine onduleuse à damner ô voisine Et pourtant soeur des fleurs ô grappe de glycine En robe verte vous rappelez Mélusine Et vous marchez à Petits Pas comme dansant Et quand vous êtes en robe bleu-pâlissant Vous semblez Notre-Dame des fleurs ô voisine Madone dont la bouche
Apollinaire GINGRAS (1847-1935) - Feuille d'automne et jeune artiste
Par la brise d'automne à la forêt volée,
Une feuille d'érable erre dans la vallée :
Papillon fantastique aux ailes de carmin !
Un enfant, qui folâtre au pied de la colline,
S'élance pour saisir cette feuille divine :
Enfin, la feuille est dans sa main.
Ne méprisez pas, je
Apollinaire GINGRAS (1847-1935) - L'éternel fardeau
L'ETERNEL FARDEAU"
Il est, mon frère, un meuble sombre
Qu'en t'éveillant tu vois d'abord :
La nuit dans ta chambre est encor, -
Tu vois au mur la croix dans l'ombre !
Il faut la porter tout le jour.
Mais elle est douce, elle rayonne,
Mais de fleurs la croix se
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