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) • La poésie : condensé d'écriture qui rassemble une grande quantité d'émotions (VS prose ou théâtre qui sont souvent de longs développements). Ex : « il a deux trous rouges dans la poitrine » Rimbaud dépeint en quelques mots toute l'horreur de la guerre. II- La poésie, un texte artistique La poésie est aussi un lieu d'un travail de...
.. et autres épiceries » - par leurs règles trop strictes (la même rime revenant sans cesse, tel vers ou telle portion de vers ramenés obligatoirement en refrain à une place stricte), il emprunte aux Grecs et aux Latins l'épigramme (Martial), l'élégie (Tibulle), l'églogue (Virgile et Théocrite), l'épopée (Homère), l'ode (Pindare), l'odelette propre aux sujets galants. Aux Italiens,...
« Demain dès l'aube » où il traite de la perte douloureuse de sa fille Léopoldine 2) La vie comme déchéance Si la poésie évoque la vie, elle la présente souvent comme une déchéance inéluctable. La vie est donc présentée dans son rapport à la mort, en tant que chemin vers la mort. Le poète peut donc évoquer la vie dans ce qu'elle...
- Quant à Du Bellay, plusieurs de ses poèmes, et en particulier le long Discours au roi sur le fait des quatre états du royaume de France, rappellent ses efforts (qui seront ceux de tous les poètes de cette époque) pour obtenir la faveur d'une pension ou d'une charge. Transition: Mais poètes de génie, Ronsard et Du Bellay...
Pierre de RONSARD (1524-1585) (Recueil : Premier livre des Amours) - Soit que son or se crêpe lentement
Soit que son or se crêpe lentement
Ou soit qu'il vague en deux glissantes ondes,
Qui çà, qui là par le sein vagabondes,
Et sur le col, nagent folâtrement ;
Ou soit qu'un noeud illustré richement
De maints rubis et maintes perles rondes,
Ronsard, Sonnets pour Hélène. Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle, Assise auprès du feu, dévidant et filant, Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant : "Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle !" Lors, vous n'aurez servante oyant telle nouvelle, Déjà sous le labeur à demi sommeillant, Qui au bruit de Ronsard ne s'aille réveillant, Bénissant votre nom de louange immortelle. Je serai sous la terre, et, fantôme sans
Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - A une mendiante rousse
Blanche fille aux cheveux roux,
Dont la robe par ses trous
Laisse voir la pauvreté
Et la beauté,
Pour moi, poète chétif,
Ton jeune corps maladif,
Plein de taches de rousseur,
A sa douceur.
Tu portes plus galamment
Joachim DU BELLAY (1522-1560) (Recueil : Les Regrets) - Je ne veux feuilleter les exemplaires Grecs
Je ne veux feuilleter les exemplaires Grecs,
Je ne veux retracer les beaux traits d'un Horace,
Et moins veux-je imiter d'un Pétrarque la grâce,
Ou la voix d'un Ronsard, pour chanter mes Regrets.
Ceux qui sont de Phoebus vrais poètes sacrés
Animeront leurs vers d'une
Pierre de RONSARD (1524-1585) (Recueil : Premier livre des Amours) - Comme un chevreuil, quand le printemps destruit
Comme un chevreuil, quand le printemps destruit
L'oyseux crystal de la morne gelée,
Pour mieulx brouster l'herbette emmielée
Hors de son boys avec l'Aube s'en fuit,
Et seul, et seur, loing de chiens et de bruit,
Or sur
Pierre de RONSARD (1524-1585) (Recueil : Les Elégies) - Contre les bucherons de la forest de Gastine
Elégie
Quiconque aura premier la main embesongnée
A te couper, forest, d'une dure congnée,
Qu'il puisse s'enferrer de son propre baston,
Et sente en l'estomac la faim d'Erisichton,
Qui coupa de Cerés le Chesne venerable
Et qui gourmand de tout, de tout insatiable,
Les
Pierre de RONSARD (1524-1585) (Recueil : Derniers vers) - Ah longues nuicts d'hyver de ma vie bourrelles
Ah longues nuicts d'hyver de ma vie bourrelles,
Donnez moy patience, et me laissez dormir,
Vostre nom seulement, et suer et fremir
Me fait par tout le corps, tant vous m'estes cruelles.
Le sommeil tant soit peu n'esvente de ses ailes
Mes yeux tousjours
Pierre de RONSARD (1524-1585) (Recueil : Second livre des Amours) - L'an se rajeunissait en sa verte jouvence
L'an se rajeunissait en sa verte jouvence
Quand je m'épris de vous, ma Sinope cruelle ;
Seize ans étaient la fleur de votre âge nouvelle,
Et votre teint sentait encore son enfance.
Vous aviez d'une infante encor la contenance,
La parole, et les
Pierre de RONSARD (1524-1585) (Recueil : Sonnets pour Hélène) - Maîtresse, embrasse-moi, baise-moi, serre-moi
Maîtresse, embrasse-moi, baise-moi, serre-moi,
Haleine contre haleine, échauffe-moi la vie,
Mille et mille baisers donne-moi je te prie,
Amour veut tout sans nombre, amour n'a point de loi.
Baise et rebaise-moi ; belle bouche pourquoi
Te gardes-tu là-bas, quand tu seras blêmie,
A baiser (de Pluton ou
Pierre de RONSARD (1524-1585) (Recueil : Second livre des Amours) - Marie, levez-vous, ma jeune paresseuse
Marie, levez-vous, ma jeune paresseuse :
Jà la gaie alouette au ciel a fredonné,
Et jà le rossignol doucement jargonné,
Dessus l'épine assis, sa complainte amoureuse.
Sus ! debout ! allons voir l'herbelette perleuse,
Et votre beau rosier de boutons couronné,
Et vos oeillets
Pierre de RONSARD (1524-1585) (Recueil : Premier livre des Amours) - Ores l'effroi et ores l'espérance
Ores l'effroi et ores l'espérance
De tous côtés se campent en mon coeur :
Ni l'un ni l'autre au combat n'est vainqueur,
Pareils en force et en persévérance.
Ores douteux, ores pleins d'assurance,
Entre l'espoir et le froid de la peur,
Heureusement de moi-même trompeur,
Ma douce jouvence est passée, Ma première force est cassée, J'ai la dent noire et le chef blanc, Mes nerfs sont dissous, et mes veines, Tant j'ai le corps froid, ne sont pleines Que d'une eau rousse en lieu de sang. Adieu, ma lyre, adieu, fillettes, Jadis mes douces amourettes, Adieu, je sens venir ma fin : Nul passe-temps de ma jeunesse Ne m'accompagne en la vieillesse, Que le feu,
Je vous envoie un bouquet que ma main Vient de trier de ces fleurs épanouies, Qui ne les eût à ces vêpres cueillies, Tombées à terre elles fussent demain. Cela vous soit un exemple certain, Que vos beautés, bien qu'elles soient fleuries, En peu de temps, seront toutes flétries, Et, comme fleurs, périront tout soudain. Le temps s'en va, le temps s'en va ma Dame, Las ! le
De: "Il était minuit, et l'Ourse" à "Pour loger un inconnu". L'amour Mouillé de Ronsard
Ronsard Que ta puissance, ô Mort, est grande et admirable ! Rien au monde par toi ne se dit perdurable ; Mais tout ainsi que l'onde à val des ruisseaux fuit Le pressant coulement de l'autre qui la suit, Ainsi le temps se coule, et le présent fait place Au futur importun qui les talons lui trace . Ce qui fut se refait ; et tout coule comme une eau, Et rien
Pierre de Ronsard, Sur la mort de Marie, sonnet CVIII, Le Second Livre des Amours (1578). Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose, En sa belle jeunesse, en sa première fleur, Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur, Quand l'Aube de ses pleurs au point du jour l'arrose; La grâce dans sa feuille, et l'amour se repose, Embaumant les jardins et les arbres d'odeur; Mais battue,
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