La doctrine classique.
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Vers 1660, la doctrine classique est déjà pratiquement constituée. Ses principes essentiels ont été définis par Chapelain, d'Aubignac, Corneille. Il reste à les rassembler. Ce sera l'oeuvre de Boileau, vulgarisateur intelligent plutôt que penseur original. Mais Boileau s'attache à la lettre plus qu'à l'esprit de la doctrine. Voici, avec le recul du temps, comment se présente à nous le classicisme :
1. Son domaine est celui de la [raison, définie comme la faculté de comprendre et de mettre en formules claires ce que l'on a compris. Domaine limité, mais très vaste et qui englobe même les illogismes du sentiment, les passions obscures qui s'agitent dans l'âme d'Hermione ou de Phèdre.
2. Sans nier la couleur locale ou les différences individuelles, l'art classique admet que derrière le changement et l'accident, il existe une réalité stable, éternelle et par suite un type absolu de beauté, une formule unique et idéale du goût, dont il s'agit d'approcher le plus possible. En ce sens, il est impersonnel et universel.
Liens utiles
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