1497 résultats pour "s+assura"
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Francisque Sarcey affirmait: Je suis convaincu qu'un drame excellent doit se pouvoir jouer dans une grange et y réussir, tout aussi bien que sur une grande scène, où s'ajoute pourtant au mérite de l'oeuvre, la séduction du décor et du costume. Expliquez et discutez ?
1. Le sujet se rapproche des deux précédents en ce sens qu'il nous invite à réfléchir sur l'essence du spectacle théâtral : cette essence est-elle dans le spectacle (« séduction du décor et du costume ») ou dans ce que Sarcey appelle d'un mot assez vague « le mérite de l'œuvre »? 2. Mais il est beaucoup plus large, puisque Sarcey oppose à une décoration tout extérieure le mérite intrinsèque d'une pièce : la psychologie, l'intrigue et peut-être même le jeu des acteurs, la mise en scène, en exclua...
- Molière, Tartuffe, Acte IV, scène 5.
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Lawrence George Durrell
Lawrence George Durrell 1912-1990 Né aux Indes, d'un père irlandais, Lawrence Durrell fit ses premières études au St. Joseph's College de Darjiling. Envoyé, à 11 ans, en Angleterre, l'adolescent confrontait la tristesse des classes de la St. Edmund's School de Canterbury avec la nature démesurée et chatoyante dans laquelle il s'était épanoui. À 17 ans, décidé à devenir écrivain, il abandonnait ses projets d'entrer à Cambridge. En 1931, à 19 ans, Durrell publiait ses premiers poèmes : Quaint Frag...
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Le roman est-il capable de restituer le réel ?
Le roman est avant tout une histoire à caractère fictif. Ainsi, ce type de définition nous éloigne a priori de l'idée que le genre du roman est capable de restituer le réel. Mais il convient de noter que certains auteurs désirent plus ou moins nous faire croire à la vraisemblance de leur récit, voire que certains romans sont par essence autobiographiques. En somme, ils sont inspirés de faits réels. Toutefois, il se pourrait que l'objet du roman repose sur le mélange de la fiction et de la réalit...
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Jean Joinville
Jean Joinville Jean de Job, de Champagne, vassal du comte Thibault qui était aussi roi de Navarre, avait environ vingt-quatre ans quand, au moins d'août 1248, il s'embarqua à Marseille, avec le roi Louis IX et la fleur de la noblesse française, pour entreprendre la septième croisade, pieuse aventure qui finit assez mal, après avoir retenu Joinville six années hors de France. Le sénéchal était octogénaire quand, en 1305, la reine Jeanne de Navarre, femme de Philippe le Bel et fille de son suzera...
- Molière, Le Misanthrope, I, 2.
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Depuis les temps anciens jusqu'aux tentatives de l'avant-garde, la littérature s'affaire à représenter quelque chose. Quoi ? Je dirai brutalement : le réel. Le réel n'est pas représentable et c'est parce que les hommes veulent sans cesse le représenter par des mots, qu'il y a une histoire de la littérature [...] ou pour mieux dire des productions de langage, qui serait l'histoire des expédients verbaux, souvent très fous pour réduire, apprivoiser, nier, ou au contraire assumer ce qui e
« Depuis les temps anciens jusqu'aux tentatives de l'avant-garde, la littérature s'affaire à représenter quelque chose. Quoi ? Je dirai brutalement : le réel. Le réel n'est pas représentable et c'est parce que les hommes veulent sans cesse le représenter par des mots, qu'il y a une histoire de la littérature [...] ou pour mieux dire des productions de langage, qui serait l'histoire des expédients verbaux, souvent très fous pour réduire, apprivoiser, nier, ou au contraire assumer ce qui est toujo...
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Gérard de Nerval
Gérard de Nerval Le souvenir de mes belles cousines, ces intrépides chasseresses que je promenais dans les bois, belles toutes deux comme les filles de Léda, m'éblouit encore et m'enivre. Pourtant je n'aimais qu'elle alors. Ces paumes de Gérard de Nerval, qu'il appuie tantôt sur son front ou ses yeux et tantôt contre sa poitrine, sont imprégnées de ce parfum qui nous vient des distances et que nous respirons parfois au lendemain d'un beau jour quand l'imagination, enhardie par un soupçon d'amou...
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- Molière, Tartuffe acte IV scène 5
- BOMBARD - Guy de MAUPASSANT, Toine, 1884
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François Rabelais
François Rabelais Rabelais un auteur facile. Et sans mystères, moins pour un lecteur instruit aux bonnes lettres, nourri de latin et plus encore de grec, féru de mythologie et d'histoires anciennes : bref, parfait humaniste à la façon dont on l'était en France, entre 1860 et 1880. Verve entraînante et intarissable ; langue dont la richesse n'a pas fini d'émerveiller nos philologues ; style d'un rythme, d'une ampleur, d'une harmonie surprenants pour le temps. Et quant au reste : goût français du...
- Stéphane MALLARME (1842-1898) - Une dentelle s'abolit ...
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Dans quelle mesure la fiction littéraire est-elle capable de convaincre et de persuader le lecteur ?
« Une fiction littéraire » est une définition qui peut s'appliquer à tous types d'œuvres littéraires. La formule ne pose pas forcément le problème du contraste entre réalité et imagination, car un roman même réaliste, même autobiographique est une fiction – à savoir un ensemble de productions issues de l'imagination créatrice des auteurs et cela quelle que soit la part de réalité et de fiction qui s'y trouve. Ainsi, en partant de ce postulat il est légitime de s'interroger sur l'étendu du rôle d...
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Les oeuvres de fiction vous paraissent-elles le meilleur moyen pour convaincre le lecteur ?
« Une fiction littéraire » est une définition qui peut s'appliquer à tous types d'œuvres littéraires. La formule ne pose pas forcément le problème du contraste entre réalité et imagination, car un roman même réaliste, même autobiographique est une fiction – à savoir un ensemble de productions issues de l'imagination créatrice des auteurs et cela quelle que soit la part de réalité et de fiction qui s'y trouve. Ainsi, en partant de ce postulat il est légitime de s'interroger sur l'étendu du rôle d...
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LETTRE CXXV. USBEK A RHEDI. MONTESQUIEU
INTRODUCTION Le Persan qui est censé écrire cette lettre n'a pas perdu son temps en visitant notre pays. C ette ordonnance burlesque est un bon morceau de polémique à la française, cachant un raisonnement précis sous la fantaisie et le badinage. I. IDÉES SÉRIEUSES Les deux développements contrastés qui la composent sont conduits par une même intention, qui n'est nulle part explicitée : la protestation contre la politique, inaugurée par Louis XIV , qui fait de l'éclat de la cour un moyen de gouve...
- La Rochefoucauld, Mémoires, Portrait de lui-même,
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Les oeuvres de fictions quelles qu'elles soient vous paraissent elles le meilleur moyen de convaincre le lecteur ou le spectateur ? Vous répondrez en vous referant aux oeuvres étudiés en classe et à votre culture personnelle.
« Une fiction littéraire » est une définition qui peut s'appliquer à tous types d'œuvres littéraires. La formule ne pose pas forcément le problème du contraste entre réalité et imagination, car un roman même réaliste, même autobiographique est une fiction – à savoir un ensemble de productions issues de l'imagination créatrice des auteurs et cela quelle que soit la part de réalité et de fiction qui s'y trouve. Ainsi, en partant de ce postulat il est légitime de s'interroger sur l'étendu du rôle d...
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Le Roman américain de 1945 à 1965
Le Roman américain de 1945 à 1965 Dessiner le profil littéraire des vingt années d'après-guerre, aux États-Unis, n'est pas facile : il manque le recul. Des écrivains apparus au cours de la première décennie, et en qui l'on pouvait avoir le plus confiance, ont déçu. En revanche, des talents que l'on croyait mineurs, se sont affirmés ; les hasards du succès et de la vie ont joué, des phénomènes nouveaux sont apparus : c'est en 1975 que les personnalités d'un Saul Bellow, d'un Salinger, d'un Truma...
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Pierre de Ronsard
Pierre de Ronsard Presque oublié pendant deux siècles, réhabilité fort timidement par Sainte-Beuve, et devenu, comme le dit avec mépris Gobineau, "pour ainsi dire l'Homère des Romantiques", Ronsard est aujourd'hui communément regardé comme notre plus grand poète avec Hugo. Il se taille la part du lion dans les manuels et les anthologies : mais, trop lu peutêtre à l'école, il l'est trop peu des amateurs de poésie. Son oeuvre est une puissante forêt où l'on ne s'aventure que par chemins rebattus,...
- T. S. Eliot
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ARCHITECTURE: La Commission des monuments historiques (1837)
La Commission des monuments historiques (1837) Le sauvetage du patrimoine national. Jusqu'au XIXe siècle, on se soucie peu de préserver les témoignages des époques précédentes. Les monuments civils et religieux de l'Ancien Régime ont subi les outrages du temps et les effets de la fureur révolutionnaire» Châteaux et églises se délabrent lorsqu'ils ont échappé au pic des démolisseurs, Alarmée par les dévastations révolutionnaires, la Convention a voté en 1794 une loi de sauvegarde des édifices pub...
- Verlaine - Sagesse: Le son du cor s'afflige vers les bois...
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Un journaliste du Courrier français écrit en 1828 : « On commence à comprendre que les généralités sont usées sur notre scène. Il faut briser le type de ces héros de convention : c'est à l'observation des individualités que doivent désormais s'attacher nos poètes tragiques. Tout est dit sur les passions générales, leurs effets ont été mille fois présentés sur nos théâtres ; mais les contradictions de l'esprit humain sont innombrables. Les caractères sont aussi variés que les figures. »
Introduction Dans un article publié en 1828 par le Courrier français, journal libéral favorable aux innovations du drame romantique, on peut lire une attaque en règle contre les « héros de convention » du théâtre classique ; et surtout, des prescriptions concernant la création de ces héros que tente de mettre en scène une dramaturgie nouvelle, proclamée, l'année précédente, dans la préface de Cromwell. On peut se demander en quoi réside cette nouveauté des héros du drame romantique : comment les...
- Paul SCARRON (1610-1660) - Chanson : Helas ! elle s'en va...
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- Antoine de LA SABLIERE (1624-1679) - Je ne sais pas, Iris, à quoi mon coeur s'attend
- Charles LE GOFFIC (1863-1932) - Une aube de douceur s'éveille sur la lande
- Jean de LA CEPPÈDE (1550-1623) (Recueil : Théorèmes) - Il s'en alloit prier,...
- Clément MAROT (1497-1544) (Recueil : L'Adolescence clémentine) - De l'absent de s'amie
- Jean MORÉAS (1856-1910) (Recueil : Les Syrtes) - Sur la nappe ouvragée où le festin s'exalte
- Jean de SPONDE (1557-1595) - Tout s'enfle contre moy, tout m'assaut, tout me tente
- Olivier de MAGNY (1530-1561) (Recueil : Odes) - De l'absence de s'amie
- Etienne JODELLE (1532-1573) (Recueil : Les Amours) - Comme un qui s'est perdu dans la forest profonde
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- Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : Les heures claires) - Le ciel en nuit, s'est déplié
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Saint Luc
Saint Luc Ier siècle C'est un médecin. Son nom, Luc, est grec. Sa langue et sa culture aussi. Compagnon de Paul au moins depuis Troas (Actes 15, II ss.), il semble avoir tenu comme un journal de leur voyage dont il insérera plus tard de larges extraits dans sa composition des Actes des Apôtres. Ses orientations de pensée sont plutôt celles de Paul, comme celles de Marc, qu'il connaîtra d'ailleurs personnellement, étaient plutôt celles de Pierre. Dans un temps où il n'avait pas encore écrit son o...
- Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Toute la lyre) - Quand deux coeurs en s'aimant ont doucement vieilli
- Rainer Maria RILKE (1875-1926) (Recueil : Les quatrains valaisans) - Voici encor de l'heure qui s'argente
- Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les contemplations) - Le poète s'en va dans les champs
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Analyse de l'oeuvre poétique d'Apollinaire
GUILLAUME APOLLINAIRE (1880-1918) Né à Rome, il est le fils naturel d'un officier italien et d'une jeune femme fantasque d'origine balte, Angelica de Kostrowitzky, dont il porta le nom, avant d'adopter le pseudonyme de GUILLAUME APOLLINAIRE fait de ses deux premiers prénoms francisés (Guillelmus Apollinaris). Son enfance est une suite d'aventures, où l'entraîne l'impécuniosité de sa mère. Chargé d'un préceptorat en Rhénanie, il s'éprend d'une jeune Anglaise, Annie, dont il sera le « mal aimé »,...
- Diderot, Supplément au voyage de Bougainville, II - Puis s'adressant à Bougainville, il ajouta...
- Pierre de RONSARD (1524-1585) (Recueil : Sonnets pour Hélène) - Tant de fois s'appointer, tant de fois se fascher
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- Philippe DESPORTES (1546-1606) (Recueil : Les amours de Diane) - Durant les grand's chaleurs, j'ai vu cent mille fois
- Clément MAROT (1497-1544) (Recueil : L'Adolescence clémentine) - Ballade de s'amie bien belle
- Marguerite de NAVARRE (1492-1549) - Épître
- Cécile SAUVAGE (1883-1927) (Recueil : Mélancolie) - Jusqu'au ciel d'azur gris le pré léger s'élève
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A propos du romancier, Marcel Proust écrit: D'un mot, il peut nous affranchir. Par lui, nous perdons notre ancienne condition pour connaître celle du général, du tisseur, de la chanteuse, du gentilhomme campagnard, la vie des champs, le jeu, la chasse, la haine, l'amour, la vie des camps... Notre infortune ou notre fortune cesse pour un instant de nous tyranniser... C'est pourquoi, en fermant un beau roman triste, nous nous sentons si heureux. Commentez et critiquez.
Marcel Proust considère le romancier comme pouvant être pour nous le faiseur d'une vie nouvelle, et nous transporter de notre existence quelconque, aussi bien mouvementée, pleine de dangers ou de succès, que banale et du premier homme venu. Le roman est et doit être un moyen d'oublier momentanément ou notre joie ou nos soucis. Enfin, ajoute-t-il, un roman bien composé, à la fois bien écrit et bien mené, un beau roman, a le pouvoir de nous rendre heureux pendant un moment, qu'il soit triste et ém...
- Honorat de Bueil, seigneur de RACAN (1589-1670) - Bussy, nostre Printemps s'en va presque expiré
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Pour Voltaire, la perfection des fables de La Fontaine s'explique par une sorte d'instinct qu'aurait possédé le poéte, d'ailleurs homme assez ordinaire. Etes-vous de cet avis ?
Au XVIIe siècle, on était très frappé du contraste qu'il y a entre la « simplicité » de La Fontaine (le bonhomme), son air gauche, stupide, comme dit La Bruyère avec quelque exagération, et l'art de ses fables qui est divin. On le regardait volontiers comme un grand enfant qui faisait de belles choses sans s'en douter. Mme de La Sablière l'appelait son « fablier. » Aussi n'est-il pas étonnant qu'on se soit servi du terme d'instinct pour caractériser son génie. « Le caractère de ce bonhomme, dit...
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Gustave FLAUBERT. Madame Bovary
Gustave FLAUBERT. Madame Bovary Emma, épouse du médecin Charles Bovary, a pris un amant, Rodolphe; elle espérait partir avec lui. Rodolphe se dérobe : elle vient de recevoir une lettre de rupture. « Tout épouvantée, (...) haletante, éperdue, ivre », elle fuit jusqu'à la mansarde située au second étage de sa maison. En face, par-dessus les toits, la pleine campagne s'étalait à perte de ! vue. En bas, sous elle, la place du village était vide, les cailloux du trottoir scintillaient, les girouettes...
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L'abbé Prévost et L'histoire d'une passion : Manon Lescaut.
UNE CARRIÈRE TOURMENTÉE Antoine-François Prévost, de bonne heure attiré par l'aventure, quitte le noviciat jésuite pour s'engager dans l'armée; mais, en 1720, il revient à la vie religieuse et entre chez les Bénédictins. Il étudie la théologie, enseigne les humanités; ordonné prêtre en 1726, il remporte de vifs succès comme prédicateur mondain. Il commence à rédiger en secret les Mémoires d'un homme de qualité. En 1727, il s'échappe de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés; poursuivi par son ordre,...
- Les gens ne s'intéressent pas aux héros heureux, il leur faut du tragique, du mythique, du monstrueux, du terrifiant. J. Lacarrière - L'Eté Grec. Vous étudierez cette opinion en vous référant aux oeuvres étudiées en classe, mais aussi à vos lectures et à vos connaissances personnelles.